Énergie, Eau & Ressources

Dessalement : comment le Maroc prépare sa sécurité hydrique pour 2030

Le plus grand programme de dessalement d'Afrique prend forme

Omar Senhaji/Analyste infrastructures/18 avril 2026/10 min de lecture
Résumé

Le Maroc investit 3 milliards de dollars dans 20 stations de dessalement. Casablanca accueillera la plus grande station d'Afrique. Objectif : couvrir 50% des besoins en eau potable urbaine d'ici 2030.

Le stress hydrique au Maroc a atteint un niveau critique. Avec des réserves de barrages à 28% de leur capacité en 2025, le royaume n'a plus le choix : le dessalement est devenu une question de survie économique et sociale.

Le programme national prévoit la construction de 20 stations de dessalement d'ici 2030, pour un investissement total de 3 milliards de dollars. La station de Casablanca, la plus grande d'Afrique avec une capacité de 300 millions de m³ par an, devrait être opérationnelle en 2028.

Le financement fait appel à des partenariats public-privé innovants. Des groupes espagnols (Abengoa, Acciona) et émiratis (Taqa) sont en lice pour les principaux contrats. Le coût de l'eau dessalée, estimé à 5 dirhams le m³, reste un défi pour l'accessibilité.

Ce qu'il faut retenir
  • 3 milliards de dollars pour 20 stations de dessalement
  • Station de Casablanca : 300 millions m³/an, la plus grande d'Afrique
  • Objectif : 50% des besoins en eau potable urbaine d'ici 2030
  • Coût estimé : 5 MAD/m³
  • PPP avec Abengoa, Acciona et Taqa en compétition
Sources
  1. Ministère de l'Équipement et de l'Eau — Plan National de l'Eau
  2. Banque Mondiale — MENA Water Security Report 2025